Publié il y a 1 h - Mise à jour le 17.09.2026 - Coralie Mollaret - 2 min  - vu 23 fois

GARD Professeurs mal payés, canicule… La FSU appelle à la grève le 29 septembre

Ce jeudi matin dans les locaux de la FSU du Gard à Nîmes

Ce jeudi matin dans les locaux de la FSU du Gard à Nîmes

- Coralie Mollaret

Canicule dans les classes, manque de professeurs, d’AESH, non-révision de la carte scolaire… Syndicat majoritaire dans l’enseignement, la FSU appelle les enseignants à se mobiliser le mardi 29 septembre.

Dans le Gard, c’est une « rentrée scolaire particulière » qu’ont vécue les enseignants. Avec des locaux mal isolés et souvent non climatisés, la canicule était aussi de la partie, mardi 1ᵉʳ septembre. Une invitée dont professeurs et enseignants se seraient bien passés… « Dans le second degré, pratiquement rien n’a été mis en place », avance un professeur dans un établissement de Bagnols-sur-Cèze, « on se retrouve en période de canicule avec 30 élèves dans une classe de 50 m² ! Nous n’avons même pas eu de dotation supplémentaire pour acheter des ventilateurs ! »

Crise des vocations

À Nîmes, au lycée Hemingway, expérience similaire : « Dans la salle équipée de presses à vapeur où les élèves suivent l’option Métiers de la mode, le thermomètre affichait 38 ° », alerte Boris Thubert, nouveau co-secrétaire départemental de la FSU. L’enseignant remplace ainsi Emmanuel Bois qui, élu sur la liste de Vincent Bouget aux municipales, est devenu adjoint aux Foires et marchés. Cette nouvelle difficulté « climatique » s’ajoute à une situation déjà complexe pour les acteurs de l’Éducation nationale.

C’est pourquoi le syndicat appelle les enseignants à se mobiliser le 29 septembre*, à l’occasion de la grève nationale de la fonction publique. Selon la FSU, « l’État ne profite pas de la baisse démographique pour améliorer les conditions de travail des enseignants et donc les conditions d’apprentissage des élèves. ». D’abord, « la profession souffre d’une crise de vocation. Malgré le fait que l’on autorise les Bac+3 (en plus des Bac+5) à passer le concours du CAPES*, il manque des professeurs », relève Boris Thubert. Le syndicat a décompté « 240 postes non pourvus à l’échelle nationale, dont 65 en lettres modernes ».

« Aujourd’hui, il n’y a pas un professeur face à chaque classe »

Au-delà de la nature du métier de professeur, qui relève souvent de la vocation, la rémunération est pointée du doigt : « Le pouvoir d’achat a considérablement baissé. Depuis 2010, l’inflation est de 27,8 %. Si on avait suivi le point d’indice des fonctionnaires, on aurait 300 à 400 € de plus. » Conséquence : « Il n’y a pas un professeur dans chaque classe cette année. En plus, l'État supprime cinq postes de professeur d’EPS. Or, il y a déjà 16 postes vacants… En cas de congés maternité, d'arrêts maladies, nous n’avons pas assez de remplaçants. »

Son homologue, Pascale Thoirey, rappelle, elle, d’autres problématiques de l’enseignement, comme le manque d’AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) pour accompagner les enfants atteints d’un handicap, la non-révision de la carte scolaire… Des facteurs qui, in fine, entraînent une fuite des familles – qui le peuvent – vers les établissements privés. De quoi creuser un peu plus le fossé des inégalités… À l’approche de la présidentielle 2027, nul doute que les candidats à l’Élysée seront réceptifs à cette grève nationale.

*À Nîmes, la grève débutera à 14h30 à la Maison Carrée

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