Après les municipales alésiennes, Basile Imbert joue une nouvelle bataille électorale. Cette fois, en interne, au sein du PS et de ses alliés, avec l’organisation de la primaire socialiste. Une compétition interne, les 9 et 10 octobre puis les 16 et 17 octobre, visant à désigner le candidat à la présidentielle du clan dit « social-démocrate ». Traduisez : la gauche non mélenchoniste. À 31 ans, l’enseignant-chercheur en sciences politiques à l’université de Montpellier défendra les couleurs d’Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste. Au total, cinq candidats sont en lice : l’ex-candidate à la présidentielle, Ségolène Royal, le député PS Jérôme Guedj, le leader de Place publique, Raphaël Glucksmann, et le député (ex-PS), à la tête de la GRS, Emmanuel Maurel.
« Les militants ne se sont pas trompés »
« En tant que socialiste, je suis attaché à ce que mon parti existe, à défendre ses valeurs et son histoire… Alors, qui mieux que le premier secrétaire pour l’incarner ? Olivier Faure a réparé le PS et, à chaque congrès, il a été réélu ! Les militants ne se sont pas trompés », explique Basile Imbert. L’adhésion de l’Alésien au PS remonte à ses 18 ans : « J’attendais d’être majeur. Au lycée, je traînais dans les milieux socialistes. Au départ par anti-sarkozysme puis, par réelle conviction de gauche. » Candidat aux municipales « à la 21ᵉ place » sur la liste de Benjamin Mathéaud, Basile Imbert était 11ᵉ en 2020 sur la liste de Paul Planque puis, tête de liste en 2026 : « À chaque fois, j’ai pris 10 places », commente-t-il sous forme de boutade.
Lors des dernières municipales, « nous avons convenu avec les communistes de nous retirer en raison du risque RN », se souvient Basile Imbert. Un choix en conscience qui, toutefois, a privé sa formation de représentant au sein du conseil municipal.
Lire aussi : PRÉSIDENTIELLE La primaire socialiste se joue aussi dans le Gard