Organisée par la compagnie Les Lendemains, cette convention est née d’une volonté de réunir les pratiquants du trapèze volant dans un même lieu. Une initiative rendue possible par les infrastructures de La Berline et par l’espace disponible à Champclauson, capable d’accueillir plusieurs structures aériennes.
« Les conventions, c’est un regroupement, une rencontre. Cela existait déjà dans le cirque, notamment pour le jonglage, mais cela n’avait jamais été fait en trapèze volant », explique Isabelle Challier, chargée de production et de communication.
Durant toute la semaine, les participants ont pu s’entraîner sur six structures différentes, dont certaines uniques au monde. Parmi elles, un carrousel composé de 28 trapèzes, capable d’accueillir plus de 30 artistes, ainsi qu’un cadre coréen tournant, permettant au porteur et au voltigeur de se déplacer simultanément.
Plus de 150 participants venus du monde entier
La convention a réuni plus de 150 participants, soit davantage que lors de la première édition. Près d'une vingtaine de nationalités étaient représentées, avec notamment des artistes venus d’Europe, du Japon, de Malaisie, d’Amérique du Sud et particulièrement du Brésil.
Si l’anglais a été la principale langue d’échange, le français, l’espagnol et le portugais ont également résonné sur le site. « C’est très international dans les compagnies que nous accueillons. Il y a toutes ces langues qu’on entend de tous les côtés », souligne Isabelle Challier.
Les participants, professionnels ou amateurs très confirmés, devaient justifier d’un certain niveau technique. L’objectif n’était pas uniquement de réaliser les figures les plus impressionnantes, mais surtout de découvrir d’autres manières de voltiger, de travailler avec de nouveaux porteurs et de s’adapter à des structures différentes.
Faire évoluer la discipline
Trapéziste professionnel et encadrant durant la convention, Tristan Étienne a participé à l’organisation et à l’accompagnement des artistes. Pour lui, cette rencontre permet également de faire évoluer une discipline longtemps restée très traditionnelle.
« Le trapèze volant a longtemps été assez classique, avec un trapèze et un porteur en face. Nous essayons de faire évoluer la discipline en ajoutant d’autres manières de voler, davantage de connexions entre les porteurs et des lignes différentes », explique-t-il.
Cette approche, appelée « trapèze volant contemporain », cherche à multiplier les possibilités dans les airs, au-delà de la seule réalisation de figures face à un porteur. Une démarche notamment inspirée par les Archaos, compagnie pionnière dans ce domaine, dont sont issues plusieurs compagnies aujourd’hui installées dans le secteur.
La convention a ainsi permis aux artistes de tester de nouvelles configurations, de partager leurs pratiques et de nourrir de futures créations.
Des rendez-vous ouverts au public
Si les entraînements étaient réservés aux pratiquants disposant du niveau requis, le public a pu accéder librement au site pendant la majeure partie de la semaine. Chaque journée était ponctuée par un rendez-vous à 18h : entraînements de haut niveau, spectacles, projections et présentations de projets.
Les visiteurs ont notamment pu assister aux « Masters », des temps d’entraînement réunissant les meilleurs trapézistes présents, avec des figures particulièrement techniques. La compagnie Les Siamangs a présenté « Pirates Party », tandis que la compagnie suisse ZALI a dévoilé un extrait de sa future création, « Accroches ».
Des projections de films consacrés au cirque et au trapèze volant ont également été organisées en partenariat avec Itinérance. Des baptêmes ont par ailleurs été proposés à des scolaires, des centres de loisirs et des structures sociales du territoire.
Une journée de clôture festive
La convention s’est achevée ce samedi 12 septembre avec une journée ouverte à un public plus large. Enfants et adultes ont pu s’essayer au trapèze volant lors de baptêmes encadrés et sécurisés. Les participants devaient avoir au moins huit ans et être capables de grimper sur une structure située entre sept et dix mètres de hauteur.
La journée a également été marquée par des démonstrations, le spectacle de la compagnie allemande GOGO HOME, venue de Berlin, ainsi que par le concert de CHABADASS’Trio en soirée.
Pour Isabelle Challier, cette deuxième édition présente un bilan très positif, aussi bien sur le plan artistique qu’humain. « Il y a à la fois le calme nécessaire à la concentration et une ambiance très conviviale, notamment le soir autour des repas et du bar. C’est vraiment une semaine de partage », résume-t-elle.
Les habitants de Champclauson ont eux aussi été nombreux à venir découvrir les entraînements et les spectacles. Une présence importante pour les organisateurs, qui souhaitent faire de cet événement international un rendez-vous partagé avec le territoire.