Olivier Bénézet est conseiller municipal et médecin. Même s’il a plus de 70 ans, ce pneumologue exerce toujours une matinée par semaine. Quand on discute avec lui, on comprend qu’il continue à pratiquer parce qu’il adore les échanges, les liens qui se créent en consultation. Créer du lien, du dialogue autour de la question clé de la santé mentale (CLSM), c’est d’ailleurs la mission que lui a confiée Vincent Bouget, maire de Nîmes. Le 7 octobre, Olivier Bénézet a lancé le conseil local en santé mentale de Nîmes devant 300 professionnels.Une préfiguration avait été faite il y a deux ans. Ce CLSM n’est pas une plateforme qui proposera des rendez-vous pour se faire soigner. Non. Son rôle est de faire cogiter ensemble élus, professionnels de santé, du social, du médico-social, personnes concernées et familles. S’y ajouteront des représentants de domaines ayant un impact sur la qualité de vie et le bien-être : logement, culture, sport, justice…
Une ville particulièrement impactée
Il y a urgence. En 2023, à Nîmes, 51,6 habitants sur 1 000 étaient pris en charge pour une maladie psychiatrique alors que la moyenne nationale était de 40,2 habitants sur 1 000. « 3,8 % de la population nîmoise est en affection longue durée (ALD), pou …