“C’est la première saison que j’ai l’honneur de présenter en tant que maire de Vauvert.” Devant le public réuni salle Georges-Bizet, Nicolas Meizonnet a exposé sa vision : “Ma conviction est simple, la culture doit être populaire, vivante, exigeante et accessible au plus grand nombre.” Il refuse d’opposer culture populaire et culture de qualité. “Une culture populaire, ce n’est pas une culture au rabais, c’est une culture qui ne laisse personne sur le bord de la route. Être exigeant, c’est considérer que tous les publics méritent le meilleur.”
Le maire veut faire des spectacles connus “des portes d’entrée vers d’autres découvertes”. “On vient parfois pour un nom que l’on connaît et l’on revient pour un artiste dont on n’avait jamais entendu parler. Une saison culturelle réussie, ce n’est pas une saison où tout plaît à tout le monde. C’est une saison où chacun peut trouver quelque chose qui lui plaît.”
Plus d’une quinzaine de rendez-vous gratuits
Nicolas Meizonnet n’a pas éludé la situation budgétaire. “Notre ville traverse un contexte financier particulièrement contraint. Ces difficultés nous imposent de faire des choix, de maîtriser nos dépenses. Mais elles ne doivent pas nous conduire à renoncer à notre ambition culturelle.” Il a invité les habitants à une réunion publique sur le sujet, le 28 octobre à 18h30, salle Georges-Bizet. Malgré ces contraintes, plus d’une quinzaine de rendez-vous culturels resteront gratuits pour les Vauverdois d’ici juin. “L’accès à la culture ne doit pas rester un simple principe.”
De Noël à l’opérette
L’adjointe à la Culture, Sandrine Rios, a ensuite détaillé le programme, pensé pour Vauvert, Gallician et Montcalm. Après les Journées du patrimoine en septembre, la saison se poursuit en octobre avec l’exposition et le marché aux santons à l’espace Jean-Jaurès. En novembre, l’harmonie de l’école de musique intercommunale célébrera la Sainte-Cécile, et la pièce “Le Père Noël est une ordure” sera jouée. En décembre, des animations de Noël sont prévues dans les trois secteurs de la commune, puis un concert d’opérettes en février, “un rendez-vous que nous souhaitons installer durablement”. La saison comptera aussi des vendredis cinéma, des après-midis jeux, les Nuits de la lecture et des concerts avec l’école de musique de Petite Camargue.
Le cinéma de proximité sera relancé, avec des séances à la Maison pour tous et au foyer de Gallician. “L’objectif est que chacun puisse profiter d’un film près de chez soi”, explique l’adjointe, qui veut aussi “créer davantage de passerelles” entre la bibliothèque, la Maison pour tous et le service des festivités. “Cette saison culturelle, c’est la vôtre. Elle se construit avec vous et pour vous.”