Publié il y a 13 h - Mise à jour le 22.10.2026 - Corentin Dimanche - 2 min  - vu 480 fois

EXPRESSO Aux conseils municipaux d'Alès, "opacité" face à "agitation politicienne"

Alexandre Belair, conseiller d'opposition au sein de groupe Rassemblés pour Alès, attend davantage de réponses concrètes et transparence de la part de Christophe Rivenq

- DR

Installé depuis longtemps à la présidence des séances municipales bimensuelles, Christophe Rivenq se fait secouer par la nouvelle opposition. Alexandre Belair lui reproche un manque de transparence, de documents et de chiffres, ce que le maire conteste.

Bien qu’il n’ait pas abouti à de grands votes, le dernier conseil municipal d’Alès a laissé quelques traces. Alexandre Belair, du groupe d’opposition Rassemblés pour Alès, n’a pas trouvé satisfaction dans la réponse du maire Christophe Rivenq à sa question sur la situation du rond-point du quartier des Cévennes. « Il fait tout pour contourner le sujet sans jamais vraiment répondre à la question, critique le conseiller d’opposition. Quand on demande des explications, des chiffres, des documents, on voudrait les avoir. » Il prend pour exemple 120 000 euros de factures non recouvrées à payer, discutées en commission des finances : « On nous dit que 90 % sont destinés à l’eau, mais on n’a pas de détails, alors que c’est de l'argent public. »

Un sujet en lien avec celui de l’« opacité » des dépenses consenties et décisions prises par la majorité, notamment sur les 300 000 euros attribués au budget supplémentaire pour la masse salariale municipale annuelle, dont la moitié serait destinée à une assurance décès, le reste à l’augmentation d’un indice des fonctionnaires et d’augmentations de grades non prévues.

Des commissions à deux vitesses

En face, le premier édile affirme « toujours » transmettre les documents demandés et parle d’« agitation politicienne » : « J’ai répondu à toutes les questions, il devrait mieux écouter. Et puis on ne va pas parler sécurité matin, midi et soir. D’autant qu’il n’y a aucune obligation de débat sur des questions hors ordre du jour », rappelle Christophe Rivenq.

Alexandre Belair voudrait plus d’investissement sur le quotidien et les rues d’Alès, par exemple sur le désherbage. « Si on n’investit pas, la ville va péricliter ». Le conseiller regrette alors un manque de réunions des différentes commissions municipales, à l’écart des citoyens et de la presse, notamment celle des travaux « qui représente pourtant des centaines de milliers d’euros, voire plus ». Le maire justifie : « Les commissions se réunissent quand les délibérations du conseil les concernent. Pour l’instant, les votes ont porté principalement sur l’urbanisme et les finances, c’est donc logique que celles-ci se soient réunies trois fois chacune, et pas forcément les autres ».

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