Publié il y a 2 h - Mise à jour le 22.10.2026 - François Desmeures - 2 min  - vu 112 fois

LE CHAMBON La préfète signe le Plan particulier d'intervention pour 19 communes sous le barrage de Sénéchas

La sous-préfète d'Allès, Lucie Roesch, et la préfète du Gard, Fabienne Decottignies, ont visité les entrailles du barrage de Sénéchas

- François Desmeures

Si le barrage de Sénéchas, mis en service en 1977, ne présente pas de signe de vétusté, le Code de sécurité intérieure instaure la signature d'un Plan particulier d'intervention (PPI) qui prévoit les mesures à prendre en cas de dommages sur l'ouvrage. Dix-neuf communes de l'aval, jusqu'à Tharaux, sont concernées. Selon les calculs insérés dans le PPI, il faudrait 4h30 pour que l'eau arrive à Tharaux après s'être répandue dans le bassin versant de la Cèze.

La sous-préfète d'Allès, Lucie Roesch, et la préfète du Gard, Fabienne Decottignies, ont visité les entrailles du barrage de Sénéchas • François Desmeures

C'est en l'absence notable de représentant du Conseil départemental - pourtant propriétaire du barrage - que s'est tenue la signature du Plan particulier d'intervention du barrage de Sénéchas, situé sur la commune du Chambon, avant une visite de l'ouvrage par la préfète du Gard et la sous-préfète d'Alès. "Le PPI dresse les moyens mis en place en cas de dommages sur l'ouvrage, explique Fabienne Decottignies, préfète du Gard. Ce qui peut aller de désordres mineurs à la rupture de l'ouvrage."

Le document estime à 2 500 le nombre de personnes à évacuer en cas de problèmes sur le barrage. Quand les 19 communes concernées par le PPI représentent 20 000 personnes au total. "Ce n'est pas aux citoyens de gérer l'incident, rassure Fabienne Decottignies. Mais ils doivent être bien informés. Il faut déjà que l'alerte arrive de façon correcte."

Fabienne Decottignies lors de la signature, avec la maire du Chambon, Sylvie Malplat-Laganier • Charly Abed

Dans le pire des scénarios - la rupture du barrage - l'inondation correspondrait à une crue "dix-millénale", explique Jean-Emmanuel Bouchut, directeur adjoint de la DDTM (direction départementale des territoires et de la mer). Avec une vague initiale "de la hauteur du barrage". On imagine les dégâts immédiats à l'aval, sur les communes de Peyremale ou Bessèges… Si le PPI s'arrête à Tharaux, c'est que les projections donnent 4h30 à l'eau pour descendre jusqu'à ce point bas, et qu'à "partir de Tharaux, cela redeviendrait une crue de type décennale", assure Jean-Emmanuel Bouchut.

La préfète du Gard dans la salle des commandes du barrage de Sénéchas, dont le bâtiment est situé de l'autre côté de la Cèze, en Ardèche • François Desmeures

"Le document est pragmatique", insiste la préfète du Gard. Vingt-sept points de rassemblement en hauteur y sont notamment recensés, tout comme des marches à suivre pour les sites sensibles et fréquentés, comme les écoles ou les EHPAD. "Le PPI complète les plans communaux de sauvegarde des communes" (PCS), complète la préfète.

Et comme pour les PCS, un exercice viendra valider le sérieux du plan élaboré avec les partenaires, communes et Département en premier lieu. "Il doit intervenir dans l'année qui suit l'arrêt du PPI, confirme Fabienne Decottignies. On espère en février, pour tester la mise en œuvre." À moins que les intempéries de fin d'année ne contraignent à mener un exercice en conditions réelles…

Le barrage de Sénéchas, entre Gard et Arfdèche, reçoit les eaux de la l'Homol et de la Cèze • François Desmeures

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