Le chemin de fer et Nîmes, c’est une longue et riche histoire. Ce secteur a fait vivre jusqu’à 5 000 personnes dans la ville, ce qui représentait le troisième bassin d’emploi après le textile et la chaussure. Ce samedi, dans le cadre des journées du patrimoine, les visiteurs pourront se replonger dans ce passé au dépôt du chemin de fer, rue Pierre-Sémard.
« Obtenir des classements, voire des labellisations au titre des architectures contemporaines remarquables »
« Pour la première fois de son histoire, le lieu s’ouvrira au public. Le patrimoine du XXᵉ siècle n’a pas la même aura que l’antique à Nîmes, pourtant c’est quelque chose à préserver et valoriser. L'idée est à minima de l'accompagner pour obtenir des classements, voire des labellisations au titre des architectures contemporaines remarquables ». explique Michel Matival, le chef du service patrimoine à la Ville de Nîmes.
Les visiteurs pourront observer, sans y pénétrer, le pavillon survivant puisque le premier a été détruit lors de la construction du rond-point dit de la SERNAM. « On va aussi visiter le premier embarcadère, on verra la gare de marchandise, on fera un circuit, et ce qui reste des ateliers de réparation et surtout les rotondes qui permettaient aux trains d'arriver jusqu’aux quais avant d’être réparés. C’est en train de se dégrader et c’est dommage que l’on ne s’y intéresse pas d’avantage.» souligne Danielle Jean, l’historienne de l’association « Passionnément patrimoine ».
« Un patrimoine disparait quand on n'en parle plus »
Le thème des Journées européennes du patrimoine 2026 est « Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer ». Le dépôt du chemin de fer entre dans cette thématique. « Nous avons un patrimoine exceptionnel mais en péril. Un patrimoine disparait quand on n'en parle plus », alerte Francine Cabanne, elle aussi membre de l’association « Passionnément patrimoine ». C’est cette structure qui assurera la visite (sur inscription) qui aura lieu samedi de 10h à 14h30. Renseignements au 04.66.76.74.26.