Publié il y a 4 h - Mise à jour le 07.11.2026 - Yannick Pons - 3 min  - vu 464 fois

VAUVERT Royal Canin veut s’agrandir, les élus lui ouvrent la voie

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- @Yannick Pons

Royal Canin s’agrandit et a obtenu le soutien des élus de Petite Camargue pour un second accès à son site d’Aimargues. Réuni mercredi 4 novembre à Vauvert sous la présidence de Nicolas Meizonnet, le conseil communautaire a également voté un bail pour une roselière, un pumptrack à Beauvoisin, un accueil aux influenceurs, une révision du Spanc…

Le rond-point "Royal Canin", situé à l’intersection de la RN113, de la D6313 et de la D378, sur la commune d’Aimargues se retrouve régulièrement bloqué, notamment par les agriculteurs ou les Gilets jaunes. Ainsi Royal Canin demande une deuxième entrée sur son site, où l’entreprise veut s’agrandir. Les élus retiennent pour l’instant une voie communale dont l’intercommunalité pourra assurer l’aménagement et l’entretien.

Royal Canin prévoit un parking d’environ 1 000 places. Selon le dossier de concertation communal, il doit notamment compenser les places touchées par la construction d’une digue de protection contre les inondations et dégager l’espace nécessaire au développement de l’activité. L’agrandissement concerne plus de 30 millions d’euros destinés à renforcer ses capacités industrielles, ses infrastructures et sa performance environnementale. Royal Canin prévoit notamment de poursuivre la modernisation des lignes de production et la rénovation de plusieurs infrastructures critiques. Nicolas Meizonnet insiste sur la réactivité des collectivités et leur volonté, partagée par le maire d’Aimargues, d’appuyer l’entreprise. Une nouvelle rencontre avec Royal Canin est prévue.

Pour les quelque 1 120 installations d’assainissement non collectif du territoire, Christophe Tichet présente une hausse de 61,5 %. À compter du 1ᵉʳ janvier 2027, le contrôle périodique des fosses septiques passe de 130 € à 210 €. Cette visite du Service public d’assainissement non collectif, le Spanc, revient tous les quatre ans. Un élu prévient que « la pilule va être amère » même s’il ne conteste pas la nécessité d’équilibrer financièrement cette ligne de compte.

Christophe Tichet présente également le rapport annuel du Sitom Sud Gard. Le coût de traitement des déchets à la tonne a diminué de plus de moitié de 2023 à 2025, grâce notamment à la baisse du prix de l’incinération et à la progression du tri. Les ordures ménagères résiduelles reculent de 250 à 236 kg par habitant sur la même période.

Joël Tena présente les aides aux équipements de Beauvoisin. Les élus accordent 75 000 € au projet de pumptrack, évalué à 150 000 € hors taxes. L’aide fait partie d’un fonds de concours maximal de 218 792 €, qui finance aussi un parking rue Ménussargues et deux véhicules destinés aux services techniques.

À Aimargues, les traditions sont à l’étude

Véronique Vautrin présente les dossiers touristiques, dont celui de la future Maison des traditions camarguaises. Celle-ci doit accueillir, à Aimargues, l’office de tourisme intercommunal aujourd’hui installé à Vauvert. À l’unanimité, les élus confient à la SPL 30 le soin de préciser les besoins et de vérifier la faisabilité du projet. Sept mois d’études pour un prix de 21 870 € TTC.

L’office de tourisme Cœur de Petite Camargue veut aussi faire connaître le territoire par les créateurs de contenus. Son programme « ambassadeurs » doit réunir des influenceurs locaux ou des départements voisins. Sans rémunération, ils se verront proposer des visites et des activités à partager auprès de leurs abonnés, en mentionnant le partenariat.

L’intercommunalité adhère également à l’association Sur les pas des Huguenots dans le Gard. L’itinéraire traverse Le Cailar et Vauvert sur 19,4 km, sans passer par Beauvoisin. Une demande est engagée afin que la commune rejoigne le parcours. André Brundu obtient un accord de principe sur une aide de 2 500 € par manadier de Petite Camargue, en soutien aux élevages sinistrés par les inondations de cet automne.

Au Cailar, André Brundu présente le bail confiant l’exploitation d’environ douze hectares de roselières à l’EARL de Jean-Renaud Prévot. Le bail court sur neuf ans, moyennant un loyer annuel de 3 276 €. Le sagneur doit aussi entretenir les fossés, les rigoles et les saignées qui permettent à l’eau de circuler.

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