Publié il y a 9 h - Mise à jour le 07.11.2026 - Propos recueillis par Yannick Pons - 2 min  - vu 969 fois

NÎMES Yohan Lasry : « On ferme les portes même quand on travaille à l’intérieur »

Les caravanes se sont installées

- @Lasry

Au Marché gare, Yohan Lasry, président de Maison Lyel Agro, réclame le départ des caravanes installées devant les entreprises. Il rapporte des vols et des tensions sur le site, et envisage de réunir les professionnels du secteur afin de décider d’actions communes.

Les premières caravanes ne sont pas restées longtemps. Yohan Lasry situe leur arrivée au début d’octobre, sur la partie récemment réaménagée du Marché gare. Une dizaine, qui repartent rapidement. Mais une dizaine de jours plus tard, des caravanes s’installent à nouveau, sans qu’il sache s’il s’agit des mêmes occupants. Cette fois, l’installation dure.

Objectif Sud : Combien de caravanes dénombrez-vous aujourd’hui ? Qu’est-ce qui a changé dans votre manière de travailler ?

Yohan Lasry : Aujourd’hui, on ferme les portes même quand on travaille à l’intérieur. À cela s’ajoutent des dépôts de déchets et des poubelles laissées devant nos bâtiments. Peut-être c’est pas les mêmes, on ne sait même pas. On est passé de dix à vingt, maintenant on est à une trentaine de caravanes.

Vous parlez de vols et de dépenses supplémentaires chez vos voisins...
Il y a eu un camion avec des palettes de bidons de combustible qui a été vidé. On a un revendeur de produits à la palette qui a été échaudé un soir. Il a été obligé de mettre des caméras. Il y a eu aussi une réorganisation chez Stic. Les camions, auparavant chargés à l’avance, seraient désormais vidés le soir puis rechargés le matin, ce qui obligerait les salariés à commencer deux à trois heures plus tôt. Et puis, il y a eu la mise en place d’un service de sécurité autour du 1ᵉʳ novembre. À ces dépenses s’ajoute l’inquiétude de salariés qui redoutent de venir travailler.

Quelles démarches ont été engagées ?
Il y a eu des plaintes qui ont été portées par les sociétés qui se sont fait cambrioler. Je pensais sincèrement que la SPL Agate, en lien avec les services de police et la préfecture, aurait engagé les démarches nécessaires afin de mettre un terme à cette occupation et de permettre une libération rapide des lieux.

Que comptez-vous faire maintenant ?
Nous attendons aujourd’hui une véritable prise en considération de nos difficultés, ainsi que des mesures concrètes et rapides. Nous envisageons désormais d’organiser une réunion réunissant l’ensemble des commerçants et entreprises du Marché gare afin de décider collectivement des actions à entreprendre et des moyens de pression à notre disposition.

La réponse de Nicolas Nadal

Nicolas Nadal, adjoint au maire de Nîmes délégué à la sécurité, à la tranquillité et à l’espace public, qualifie l’occupation d’illégale. Il indique que la police municipale prend systématiquement contact avec les occupants et évoque une mise en demeure de quitter les lieux.

Concernant les faits dénoncés, l’élu confirme la réception d’emails, mais indique qu’aucune plainte n’est parvenue à la police municipale. Cette précision ne permet pas de savoir si des plaintes ont été déposées auprès de la police nationale ou de la gendarmerie. Nicolas Nadal juge par ailleurs les aires d’accueil trop peu nombreuses sur le territoire et annonce un travail futur de l'Agglo sur ce dossier. Nîmes Métropole recense actuellement deux aires d’accueil, à Nîmes et à Marguerittes.

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Propos recueillis par Yannick Pons

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