Publié il y a 4 h - Mise à jour le 05.11.2026 - CC - 3 min  - vu 1224 fois

NÎMES Pionnier de la tauromachie : Alain Montcouquiol est décédé

Alain Montcouquiol

- Photo Marc Voinchet

Pionnier de la tauromachie française et frère du célèbre torero Nimeño II, Alain Montcouquiol dit Nimeño I est décédé ce jeudi à l'âge de 81 ans. Simon Casas, Vincent Bouget, Jean-Paul Fournier... lui rendent hommage. 

Ce jeudi 5 novembre 2026 c'est tout le monde de la tauromachie qui est en émoi après l'annonce du décès du torero Alain Montcouquiol qui s'éteint à l'âge de 81 ans. Natif du Puy-de-Dôme, il découvre la culture taurine à neuf ans lorsque sa famille s'installe à Nîmes. Sous le nom de Nimeño I, le torero fait partie des pionniers de la tauromachie française dans les années 1960 et 1970. 

Il est également le frère aîné de Christian Montcouquiol qui deviendra par la suite Nimeño II. Le plus célèbre des toreros qui mettra fin à ses jours en novembre 1991 après une grave blessure. Christian a accompagné la carrière de son frère et prendra ensuite la plume pour raconter ce destin lié en publiant "Recouvre-le de lumière" en 1998. Un homme très apprécié qui vivait près des arènes de Nîmes et qui voyait tous les jours la statue de son frère. La disparition d'Alain Montcouquiol suscite de très nombreuses réactions. 

Simon Casas, directeur des arènes de Nîmes : "La tauromachie française est en deuil. Et Nîmes, sa ville de cœur, plongée dans la tristesse. Alain Montcouquiol, Nimeño, s’est éteint aujourd’hui à l’âge de 81 ans. Pionnier du mouvement des toreros français, il aura profondément marqué l’histoire de la tauromachie et celle des arènes de Nîmes, auxquelles il était intimement attaché. Torero, artisan des premiers pas de la tauromachie française, compagnon de route de son frère Nimeño II dans les heures de gloire comme dans les épreuves les plus douloureuses, il fut aussi un écrivain d’une rare sensibilité, dont les mots révélaient toute la profondeur de son âme. Discret, bienveillant, profondément humain, Alain Montcouquiol était de ces hommes qui incarnent une ville, une histoire et une certaine idée de la tauromachie. Nîmes perd l’un des siens. La tauromachie française perd l’un de ses piliers. Et nous autres aficionados et amis perdons un homme rare, dont la présence et l’aura manqueront immensément. Repose en paix, Alain et merci."

Vincent Bouget, maire de Nîmes et président de Nîmes métropole : "Recouvrons-le de lumière. J’apprends avec une immense émotion et une très grande tristesse le décès d’Alain Montcouquiol, torero et écrivain nîmois. Né dans le Puy-de-Dôme, arrivé à 9 ans dans notre ville, Alain Montcouquiol n’a jamais cessé d’être un enfant de Nîmes. Il avait fait siennes les cultures nîmoises et était devenu une personnalité, tout aussi importante que discrète et humble, de notre cité. Alain Montcouquiol avait commencé à écrire l’histoire de la tauromachie française, à un moment où les Espagnols dominaient sur les sables des Arènes d’ici comme d’ailleurs. Son histoire est, nous le savons, intimement liée à celle de son frère disparu, Christian, blessé à vie en 1989. Cette histoire est racontée avec une justesse rare dans son livre « Recouvre-le de lumière ». Alain sera Nimeño 1, Christian sera Nimeño 2. Alain avait choisi l’écriture. La précision et l’humilité de ses mots, de ses textes, dans chacun de ses livres, apportaient à ses lecteurs de très belles empotions. Rien n’était en trop, rien ne manquait. Alain, avec sa plume, avait trouvé la bonne distance, celle que cherchent les toreros sincères. Du sable à l’écriture, son parcours est donc une fierté pour notre ville. Avec sa disparition à l’âge de 81 ans nous touche et nous frappe, nous prenons un méchant coup de corne et sa gentillesse et son humanité manqueront à beaucoup. Au nom de la Ville de Nîmes, je tiens à adresser toutes mes condoléances à Françoise sa compagne à l’ensemble de sa famille, à ses amis et à ses proches. Recouvrons-le de lumière."

Jean-Paul Fournier, ex maire de Nîmes de 2001 à 2026 : "C'est avec une profonde tristesse que j'ai appris le décès d'Alain Montcouquiol, qui a profondément marqué la vie nîmoise. Avec son frère, il a été un pilier de la tauromachie française. Ses écrits resteront. À sa famille et à ses proches, je transmets mes pensées les plus chaleureuses en ces circonstances douloureuses. Nîmes est en deuil."

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