Publié il y a 45 min - Mise à jour le 02.11.2026 - Propos recueillis par Baptiste Petit - 3 min  - vu 140 fois

L'INTERVIEW Guillaume Rosenberg, relais gardois Nouvelle Énergie : « On veut éviter ce duel Mélenchon-Le Pen »

Guillaume avec David Lisnard cet été 

- DR

En amont de la présidentielle, le parti de David Lisnard, Nouvelle Énergie, dit connaître une forte hausse de ses adhésions dans le Gard. Guillaume Rosenberg, l’un des deux relais du mouvement dans le département, revient sur cette dynamique, la structuration du parti localement et sa stratégie face au RN. Rencontre en marge d’un évènement organisé par le parti.

Objectif Sud : Le slogan de Nouvelle Énergie, c’est « Il se passe quelque chose ». Comment ce phénomène se traduit-il dans le Gard ?

Guillaume Rosenberg : Il se traduit de manière assez concrète et quantifiable. En début d’année, nous étions à environ 120 adhérents dans le Gard, un chiffre stable par rapport à l’année précédente. Ce jeudi après-midi, à 17h, nous étions à 876. Nous avons multiplié ce chiffre par huit, et nous approchons même de neuf. C’est vraiment une dynamique exponentielle.

À quoi attribuez-vous cette hausse ?

Il y a eu une première grosse hausse quand David Lisnard a annoncé son départ des Républicains, au printemps. Une deuxième vague est arrivée fin août, début septembre, après son campus d’été à Cannes, qui a réuni 4 000 personnes pour son discours. Depuis, ça n’arrête pas. On remarque aussi un vrai « effet Lisnard » à chaque passage télé. Par exemple, après son passage sur CNews mardi, nous avons enregistré un pic d’adhésions, au niveau national comme au niveau départemental.

"Des maires qui ne se limitent pas à l’étiquette"

Récemment, Franck Proust a annoncé à Nîmes qu’il soutenait David Lisnard, sans quitter Les Républicains. Comment est-ce perçu chez Nouvelle Énergie ?

C’est perçu favorablement, parce que ça démontre que la candidature de David Lisnard est capable de rassembler au-delà des frontières partisanes traditionnelles. C’est la preuve que des élus qui ont une étiquette ne se limitent pas à l’étiquette, mais regardent plutôt le projet. Il y aurait plein d’autres exemples, au niveau national comme au niveau local. De nombreux élus locaux commencent à venir à notre rencontre, soit en adhérant, soit en s’intéressant à cette dynamique. On dépasse le clivage habituel, avec des gens de tous horizons qui nous rejoignent.

Le RN a récupéré beaucoup d’électeurs de droite et il est bien implanté dans le Gard. Quel message adressez-vous à ces électeurs ?

Ce qu’on constate, c’est que des gens viennent vers nous, et certains reviennent parfois du RN en disant : « Ce n’est pas ce à quoi je m’attendais », notamment sur la partie économique. Il y a une vraie attente, une vraie exigence légitime, à laquelle le RN ne répond pas forcément, même s’il est impressionnant en termes de dynamique sondagière et d’adhésions. Nouvelle Énergie essaie d’incarner une alternative aux partis traditionnels et une alternative aux extrêmes. Notre objectif, c’est d’éviter ce duel Mélenchon-Le Pen que tout le monde essaie de nous vendre, et d’incarner autre chose à la présidentielle.

"Nous sommes en cours de structuration"

Qui porte Nouvelle Énergie dans le Gard ?

Nous sommes en cours de structuration, et nous aurons l’occasion de nous exprimer à ce sujet très prochainement. Aujourd’hui, le département est géré par deux relais : Florent Grau, plutôt sur le Gard rhodanien, et moi-même, sur la partie alésienne. On se partage le reste du territoire. En septembre, nous avons aussi nommé Maxime Cairoche au poste de relais jeunes. Son rôle est de fédérer les moins de 30 ans et de créer une dynamique auprès des plus jeunes, parce qu’ils ont une place importante en politique. Même si Florent et moi ne sommes pas très vieux, il nous paraissait important que la jeunesse ait son propre interlocuteur.

Vous multipliez aussi les événements, cela est-il une stratégie pour rallier un maximum de monde ?

Nous allons organiser une dizaine d’événements d’ici décembre. Force est de constater que peu de partis ont une telle cadence. Et à chaque fois, il y a de la demande, des gens viennent.

"Nous sommes plutôt dans la projection de l’avenir"

Pour terminer, beaucoup comparent Nouvelle Énergie à l’ancien RPR de Jacques Chirac. Est-ce l’image que vous voulez donner ?

Non, pas du tout. Nous ne sommes pas dans la comparaison avec le passé, nous sommes plutôt dans la projection de l’avenir. Le problème des partis politiques, c’est souvent de se prostrer dans un passé plus ou moins glorieux. Nous sommes un jeune parti, et nous essayons d’être innovants, en termes de projet comme de fonctionnement. Nous voulons donner la place à la société civile, aux élus de terrain, aux jeunes et à de nouveaux visages. On a besoin de quelque chose de nouveau pour la prochaine présidentielle.

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Propos recueillis par Baptiste Petit

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