Publié il y a 4 h - Mise à jour le 16.09.2026 - A.A - 2 min  - vu 181 fois

BAGNOLS « Faites d’abord vos études, construisez votre projet » : la CGT refuse de quitter ses locaux sans explication

CGT Bagnols sur Cèze

Réunis en assemblée les syndicats et militants de l’Union locale CGT du Gard rhodanien ont réaffirmé leur volonté de rester au Centre Pierre-Mendès France.

- CGT Bagnole-sur-Cèze

Réunis en assemblée générale jeudi 10 septembre, les syndicats et militants de l’Union locale CGT du Gard rhodanien ont demandé à la maire de Bagnols-sur-Cèze de revenir sur sa décision de leur faire quitter leurs locaux avant le 30 novembre.

« On peut tenter de retirer des locaux à la CGT. On ne fera jamais taire les salariés, ni celles et ceux qui défendent leurs droits. » Le ton est donné. L’Union locale CGT du Gard rhodanien devra-t-elle quitter le Centre Pierre-Mendès France après des années de présence ? La municipalité de Bagnols-sur-Cèze, dirigée par Pascale Bordes (RN), lui a demandé de libérer les lieux avant le 30 novembre 2026. Une décision que le syndicat conteste. L’affaire débute le 9 juillet, lorsque la mairie annonce à la CGT que la convention permettant l’occupation des locaux ne sera pas renouvelée. D’après le syndicat, cette annonce n’est alors accompagnée d’aucune explication ni d’aucune proposition de relogement.

Une rencontre est organisée le 3 septembre entre la maire, les syndicats et les associations concernés. Selon la CGT, Pascale Bordes explique vouloir récupérer le bâtiment, le rénover et y installer des services municipaux actuellement accueillis dans des locaux dégradés ou inadaptés. Dans son communiqué du 14 septembre, l’organisation affirme que le projet municipal demeure largement indéfini : « Services concernés, études, travaux, financement, calendrier… rien n’est aujourd’hui suffisamment arrêté pour justifier une telle urgence. »

 « Nous ne défendons pas seulement
quatre murs »

Réunis en assemblée générale le 10 septembre, les syndicats et militants de l’Union locale ont demandé à leur direction d’engager des démarches auprès de la municipalité. Ils souhaitent obtenir le réexamen de l’échéance du 30 novembre ainsi que les pièces sur lesquelles repose la décision. Un premier courrier a été adressé à Pascale Bordes. Un second a été envoyé au directeur général des services. La CGT réclame les conventions d’occupation, les décisions municipales correspondantes, les diagnostics techniques, les éventuelles études déjà réalisées et les documents relatifs au projet de réaffectation du bâtiment. Elle demande à connaître le calendrier prévisionnel et les financements envisagés.

L’Union locale rappelle que ses permanences permettent d’accueillir des salariés confrontés à un licenciement, à un accident du travail, à une discrimination, à des impayés de salaire ou à des difficultés administratives.« Nous ne défendons pas seulement quatre murs », insiste l’organisation. La CGT annonce de prochaines initiatives pour informer les habitants et défendre sa présence à Bagnols-sur-Cèze. Elle prévoit de se rapprocher des autres organisations syndicales, des associations et des responsables politiques du territoire. L’organisation entend rester mobilisée et faire entendre sa voix : « La CGT était à Bagnols hier. Elle y est aujourd’hui. Elle y sera demain. »

Contactée, la municipalité n’a pas donné suite à nos sollicitations.

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