Pour tout écologiste qui se respecte, abattre un arbre n’est jamais une victoire. Sauf lorsque son état sanitaire l’impose. Début novembre, cinq arbres du quai de la Fontaine seront abattus, contaminés par le chancre coloré. Une infection mortelle et incurable qui touche exclusivement les platanes et entraîne leur mort. Cette maladie trouverait son origine « dans les caisses en bois des munitions des soldats américains lors du débarquement en Provence ».
À Nîmes plus qu’ailleurs, les arbres sont un sujet sensible… notamment en raison de l’abattage illégal d’arbres, en 2013, par l’ancienne municipalité Fournier pour les travaux du Tram’bus. Cette fois, l’objectif est de limiter la propagation du champignon, comme l’a d’ailleurs demandé l’État l’an dernier. « Prendre soin de notre patrimoine arboré, c’est honorer l’héritage des générations passées tout en préparant la ville que nous transmettrons aux générations futures », a commenté Agnès Charaix-Py, adjointe à la végétalisation et à la renaturation de la ville.
En hiver, 17 arbres, plus jeunes et de six essences différentes, choisies en partenariat avec des associations, seront replantés (micocoulier, chêne…). Le coût total de l’opération s’élève à 110 000 €.