L’eau a toujours été une problématique forte et variée dans la région, n’est-ce pas ?
La Fondation organisait son premier événement collectif avec les entreprises autour de la notion de l’eau. Nous avons parlé de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. Nous venons de subir un été assez fort en termes de canicule avec de la sécheresse et des ressources en eau épuisées, nous sommes en train de subir un événement automnal (inondations du 19 octobre) assez fort avec beaucoup d’eau… Il y a vraiment un sujet sur la gestion de ce bien précieux qu’est l'eau, tant dans des périodes sèches que bien plus humides.
C’est étonnant de voir le monde de l’entreprise débarquer à l’université pour parler de l’eau !
Il est important d’essayer d’associer la recherche universitaire, les entreprises et celles et ceux qui font de l’usage de l’eau un bien à part. La fondation Unîmes Université a cette vocation d'aujourd'hui de prendre soin de ses étudiants en complément de l’université, mais également d’essayer d’organiser des instants de partage et de discussion avec les entreprises en créant un espace de réseautage sur des sujets qui intéressent notre territoire. La problématique de l’eau est assez importante pour notre territoire !
Le monde de l’entreprise a-t-il répondu présent ?
Nous avons une petite centaine de participants à ce premier événement et c’est assez exceptionnel ! C’est une belle réussite, c’est la première fois que l’on faisait cela. De plus, cette thématique n’est pas forcément le point d’accroche de toutes les entreprises, même si elles doivent s’en occuper, ça n’est pas leur fonds de commerce. C’est intéressant de voir que l’université est bien accrochée à son territoire puisqu’elle arrive à fédérer un tissu socioprofessionnel plutôt large sur des sujets d’intérêt. C’est ma satisfaction. Ce premier événement va en appeler d’autres car nous avons vocation, nous avons l’ambition, d’essayer d’entretenir le lien que nous avons avec les partenaires territoriaux sur des sujets qui les intéressent. Nous n’avons pas encore défini les prochains rendez-vous, mais l’intelligence artificielle ou d’autres problématiques contemporaines pourraient en faire partie.
Étaient présentes : BRL, Phytocontrol, Banque Populaire du Sud, Virbac, Veolia, Chemdoc Water Technologies, la Chambre d’agriculture du Gard, les Ateliers de Nîmes, Soko Hôtels, la Fédération française du Bâtiment, la solution Necobac, la banque de la transition énergétique et eau, Nîmes métropole et l’agence Ad’Occ.
Les formations de Nîmes université vont toujours dans le sens de l’économie locale ?
C’est notre axe de travail. Notre université de territoire travaille pour proposer des formations généralistes pour la jeunesse post bac et puis, dans plus de deux tiers de nos formations, nous ciblons les « besoins métiers » ou « besoins d’emplois » en lien, vraiment, avec le tissu socioprofessionnel de notre territoire. Nous brassons large mais nous essayons de répondre à une bonne partie, pas encore assez, de ce que veut notre territoire.
Comment peut-on aider la fondation ?
La fondation a cette ambition de collecter des fonds. C’est aussi pour cela que nous voulons raccrocher des industriels et des entreprises ! Nous voulons collecter des fonds pour venir en appui de l’université. La fondation ne se substitue pas aux financements de l’État, non, elle existe pour apporter des financements complémentaires pour mener des actions notamment dans le cadre de l’aide aux étudiants, car nous avons une grosse problématique de précarité chez nos étudiants, mais également pour travailler autour de l’entrepreneuriat, de l’esprit d'entreprise et d’autres sujets.
Fondation Unîmes Université, rue du Docteur Georges Salan, CS 13019 30021 Nîmes ou par mail à fondation(@)unimes.fr