Publié il y a 1 h - Mise à jour le 12.10.2026  - 3 min  - vu 31 fois

VEOLIA Régis Gallon : "Ma mission, c'est de veiller au bon écoulement des eaux usées dans les réseaux d'assainissement"

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Partenariat. Responsable d’équipes d’assainissement chez Eau de Nîmes Métropole, Régis Gallon évoque ses missions d’intervention sur les canalisations d’eaux usées et le rôle que peuvent jouer les usagers pour éviter les problèmes sur le réseau d’assainissement.

En quoi consiste votre mission ?

La priorité est de garantir le bon écoulement des eaux usées dans le réseau afin d’éviter toutes nuisances pour les usagers et préserver l’environnement. Le nettoyage des réseaux d’assainissement améliore directement le confort et la qualité de vie des habitants. En limitant l’accumulation de graisses, de lingettes et de dépôts, il réduit les risques de bouchons, de débordements et de reflux d’eaux usées, qui peuvent provoquer des nuisances importantes dans les habitations, l’espace public et le milieu naturel.

Lorsqu’une canalisation est bouchée, comment intervenez-vous ?

Nous commençons par réaliser un pré-diagnostic en procédant à l’ouverture des regards. Cela nous permet d’identifier le positionnement du bouchon, le diamètre et la longueur de canalisation à nettoyer. Nous rencontrons principalement des canalisations en PVC, mais certaines sont en amiante-ciment ce qui nécessite un protocole et des habilitations réglementés pour la protection des agents. Nous mettons ensuite en place un camion hydrocureur ainsi qu’un balisage de sécurité. L’intervention mobilise un ou deux agents, selon la configuration des lieux, notamment lorsque la circulation est difficile. Le nettoyage s’effectue à l’aide d’un jet à haute pression, qui peut dépasser 200 bars permettant ainsi de décrocher les matières obstruant la canalisation.

Votre objectif est-il surtout d’intervenir rapidement ou d’éviter les interventions d’urgence ?

Nous travaillons sur les deux plans : le curage préventif et la désobstruction curative. Le nettoyage préventif est réalisé de façon anticipée sur la base d’un programme annuel tenant compte des historiques d’intervention et des pré-diagnostics de réseau. Nous nettoyons ainsi chaque année 170 km de réseau ce qui permet de limiter les interventions d’urgence. En ce qui concerne les désobstructions curatives, elles représentent 1 800 interventions par an en moyenne. Elles sont réalisées dans l’urgence suite au signalement des abonnés auprès de notre plateforme téléphonique. Nous intervenons 7Jrs/7 et 24H/24. Les situations les plus fréquentes concernent des branchements d’eau usée bouchés au niveau de la boîte siphoïde en limite de propriété ou des obstructions du réseau principal pouvant parfois mener à des écoulements sur la voirie. Dans ce contexte, il est donc primordial d’intervenir dans le délai le plus court possible afin de rendre le bon écoulement des eaux.

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Quelle connaissance avez-vous aujourd’hui des réseaux d’assainissement que vous exploitez ?

Je découvre tous les jours de nouvelles problématiques, mais fort de mes nombreuses années d’expérience à travailler sur les réseaux de Nîmes Métropole, ma connaissance du réseau me permet d’analyser plus rapidement les situations auxquelles nous sommes confrontés et surtout bien anticiper la préparation des interventions. Mon expérience du terrain et surtout celle des agents, liée aux outils numériques dont nous disposons permet de cibler efficacement le programme de curage préventif et également d’orienter la collectivité dans le choix des renouvellements de canalisations à réaliser.

Quels rôles les usagers peuvent-ils jouer pour éviter les problèmes sur le réseau ?

Ils ont un rôle essentiel. Le premier message de prévention est de ne pas jeter les lingettes dans les toilettes car depuis la Covid 19 c’est devenu un véritable fléau qui entraîne d'importantes obstructions des réseaux et des installations de prétraitement. Il faut également limiter le rejet d’huiles et graisses au réseau d’assainissement. Les commerces de bouche doivent notamment être équipés de séparateurs à graisse, à fécule et faire évacuer les huiles usagers vers des filières de recyclage. Les usagers peuvent aussi vérifier régulièrement leur boîte de branchement, souvent située devant leur habitation. Il est important de savoir où elle se trouve et de contrôler son état, au moins une fois par an, comme on peut le faire pour son compteur d’eau potable.

Qu’est-ce qu’une exploitation de réseau réussie ?

Ce qui m’importe avant tout, c’est la satisfaction des usagers et la sécurité de nos agents. Lorsque l’usager ne s’aperçoit de rien, cela signifie que le travail a été bien réalisé en amont et que notre mission préventive est efficace. Nous intervenons d’ailleurs régulièrement de nuit pour limiter l’impact sur la circulation ou sur les commerçants. Et le plus important c’est que nos agents travaillent en sécurité car c’est un métier à risque qui requiert une vigilance permanente.

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