Publié il y a 1 h - Mise à jour le 16.09.2026 - Abdel Samari - 2 min  - vu 47 fois

NÎMES Catherine Ringer, une histoire particulière avec Paloma

Catherine Ringer

Catherine Ringer sur scène.

- Photo DR

La disparition de Catherine Ringer laisse un grand vide dans le monde de la musique française. À Nîmes aussi, où l’artiste avait noué au fil des années une relation particulière avec Paloma. À la demande d’Objectif Sud, son directeur Fred Jumel raconte ses souvenirs d’une artiste venue à quatre reprises en résidence. 

La disparition de Catherine Ringer a forcément une résonance particulière à Nîmes. Car l’emblématique chanteuse des Rita Mitsouko n’était pas simplement venue se produire sur la scène de Paloma. Au fil des années, elle avait fini par y prendre ses habitudes. À la demande d’Objectif Sud, Fred Jumel, directeur de Paloma, a accepté de replonger dans les souvenirs laissés par Catherine Ringer. Et ils sont nombreux.

L’histoire commence en 2013. Catherine Ringer vient alors en résidence à Paloma avec Plaza Francia, le projet de tango contemporain d’Eduardo Makaroff et Christoph H. Müller. Une résidence suivie d’un concert, avant la sortie en 2014 de A New Tango Songbook. Sur scène, le mélange du tango, de l’électronique et de la pop rencontre cette voix et cette personnalité si particulières.

Catherine Ringer revient à Paloma en 2017 pour préparer son nouveau spectacle. Le 1er décembre, elle retrouve le public nîmois avec un concert mêlant ses chansons en solo et les incontournables des Rita Mitsouko. Marcia BaïlaAndy ou C’est comme ça reprennent vie sur la scène de Paloma.

Au total, en moins de quinze ans d’existence, Paloma aura accueilli Catherine Ringer à quatre reprises en résidence.

Mais lorsqu’il évoque aujourd’hui l’artiste, Fred Jumel se souvient aussi de tout ce qui se passait loin de la scène. Et notamment de son petit chien, fidèle compagnon de voyage, qui avait, lui aussi, fini par prendre ses habitudes entre les loges, les appartements et la salle de restauration. « Il était devenu une sorte de mascotte, créant un véritable lien entre Catherine Ringer et notre équipe d’accueil », raconte le directeur de Paloma.

Il y avait aussi les tenues de scène. Pendant les pauses repas, Catherine Ringer venait parfois les présenter aux équipes et demandait, avec curiosité et malice, l’avis des uns et des autres. Des anecdotes simples qui racontent finalement beaucoup de la femme derrière l’immense artiste.

« Derrière la diva flamboyante se révélait une femme accessible, généreuse, profondément humaine et engagée. Une artiste exigeante, pour qui la musique, le mouvement, le vêtement et la présence scénique formaient un tout », témoigne Fred Jumel.

Cette relation s’est même prolongée avec la nouvelle génération puisque Paloma a également accueilli Minuit, le groupe de Simone Ringer et Raoul Chichin, les enfants de Catherine Ringer et Fred Chichin.

Pour Fred Jumel, Catherine Ringer n’a donc jamais été une artiste parmi d’autres dans l’histoire de Paloma. « Catherine Ringer n’est jamais simplement passée par Paloma. Elle y a travaillé, créé, essayé, chanté et partagé. Ses résidences, ses concerts et ces moments de vie auront marqué nos équipes, comme son œuvre a marqué la pop et le rock français, bien au-delà de nos frontières. »

Et le directeur de Paloma termine son hommage avec ces quelques mots : « Paloma perd aujourd’hui une immense artiste, une présence familière et une part précieuse de son histoire. Il nous reste sa voix, sa liberté et tous ces souvenirs profondément vivants. »

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