Publié il y a 2 h - Mise à jour le 02.11.2026 - AS - 3 min  - vu 378 fois

NÎMES Parc Jacques-Chirac : François Courdil et Laurent Burgoa dénoncent la consultation lancée par Vincent Bouget

L’adjoint à la ville de Nîmes chargé de la politique de la Ville François Courdil

L’ex-adjoint à la ville de Nîmes chargé de la politique de la Ville François Courdil

- Photo : Coralie Mollaret

Le choix du nom du futur parc urbain de Nîmes provoque les premières réactions politiques. L'ancien adjoint François Courdil et le sénateur LR Laurent Burgoa défendent le nom de Jacques Chirac, décidé sous le mandat de Jean-Paul Fournier.

La polémique n'aura pas tardé. Depuis ce lundi 2 novembre, les Nîmois sont invités à choisir le nom du futur parc urbain de 14 hectares, dont l'ouverture est prévue en 2027. Trois propositions sont soumises au vote : Les Pépinières, Parc Ernest-Pichon et Parc Jacques-Chirac. Mais à droite, cette consultation lancée par le nouveau maire Vincent Bouget fait déjà réagir.

François Courdil est l'un des premiers à monter au créneau. Dans une prise de position intitulée « Touche pas au Parc Jacques-Chirac ! », il accuse la nouvelle majorité de vouloir remettre en cause l'héritage de Jean-Paul Fournier.

« La majorité de gauche lance une consultation pour effacer le nom de Jacques Chirac et s'approprier un grand projet décidé, financé et lancé sous le mandat de Jean-Paul Fournier », dénonce-t-il. Avant d'ajouter : « Ce nom avait pourtant été choisi démocratiquement en conseil municipal. Revenir aujourd'hui sur cette décision pose une vraie question de respect de la continuité républicaine. »

Pour François Courdil, cette décision illustre les priorités contestables de la nouvelle majorité. Il dénonce « des batailles de symboles, des noms qui changent, des énièmes consultations mais trop peu de réponses concrètes sur les réalités de Nîmes ».

Laurent Burgoa appelle à voter pour Jacques Chirac

Le sénateur LR du Gard, Laurent Burgoa, a également réagi sur les réseaux sociaux. Son message est sans ambiguïté : « Votez et faites voter pour Jacques Chirac choisi par le maire Jean-Paul Fournier !!! »

Le parlementaire rappelle que le petit-fils de l'ancien président de la République était venu à Nîmes à l'occasion du lancement des travaux du parc. Un déplacement symbolique qui témoignait de l'importance de cet hommage pour la famille Chirac.

Laurent Burgoa met par ailleurs en avant l'engagement environnemental de l'ancien chef de l'État. Jacques Chirac avait notamment marqué les esprits en 2002, au sommet de Johannesburg, avec son célèbre avertissement sur l'urgence climatique.

Le sénateur se montre en revanche beaucoup plus critique envers la famille Pichon, anciennement propriétaire des terrains. Il affirme que celle-ci aurait fait augmenter les prix lors des négociations foncières et souhaité urbaniser une partie du site.

Une proposition pour rendre hommage à Ernest Pichon

François Courdil avance toutefois une solution pour éviter d'opposer les différents hommages. Il propose de conserver le nom de Jacques Chirac pour l'ensemble du parc, tout en baptisant l'allée principale « Allée Ernest Pichon ».

« Honorer la famille Pichon et rendre hommage à Jacques Chirac ne sont pas incompatibles », estime-t-il. Une proposition qui permettrait, selon lui, de préserver le choix initial de Jean-Paul Fournier tout en reconnaissant l'histoire des anciennes pépinières.

Un hommage qui avait déjà fait débat en 2025

Le nom de Jacques Chirac avait été retenu sous le mandat de Jean-Paul Fournier, puis validé par le conseil municipal en novembre 2025. À l'époque, Vincent Bouget, alors dans l'opposition, avait déjà contesté ce choix, estimant que les habitants auraient dû être associés à la décision. Son groupe avait refusé de prendre part au vote.

L'ancien maire avait justifié cette dénomination par les liens particuliers entre Jacques Chirac et Nîmes, mais aussi par l'engagement environnemental de l'ancien président. Le 8 novembre 2025, son petit-fils Martin Rey-Chirac avait d'ailleurs assisté au lancement symbolique des travaux.

Aujourd'hui maire de Nîmes, Vincent Bouget met donc en œuvre la consultation qu'il défendait déjà à l'époque. Et contrairement aux accusations de ses opposants, le nom de Jacques Chirac n'a pas été écarté : il figure bien parmi les trois propositions.

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Sud, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifsud.fr
AS

Actualités

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio