Au musée, les statues ont interdiction de bouger. Dans Fondations, elles s’éveillent, doucement, quand la ville dort. Bastien Dausse leur accorde quelques libertés. Le chorégraphe imagine un musée qui prend vie la nuit. Les statues se renversent, tournent et flottent. Dès la première scène, un exosquelette rotatif entraîne les quatre interprètes dans une danse en rotation.
Gravité
Dausse cherche cet effet hypnotique, cette impression que la pesanteur lâche prise. À 33 ans, l’acrobate dessine lui-même les plans de ces inventions. Certains objets ont exigé plusieurs années de recherche. Sauter plus haut, retarder la chute, gagner un instant sur la gravité. C’était son dada lorsqu’il exerçait son premier métier, celui d’acrobate. Et puis il a embrassé la chorégraphie, au fil des expériences et des rencontres. Aujourd’hui, il a vaincu la gravité. Plus question de pirouettes ou de saltos extrêmes. Ses objets lui permettent de trouver d’autres mouvements, d’autres façons de tenir un corps dans l’espace.
Un circassien, une circassienne, un danseur et une danseuse évoluent sur les compositions originales de Sakine. Tout est réalisé sur mesure, des objets aux costumes. Bastien Dausse achève le spectacle à La Verrerie, où il est régulièrement accueilli. Quelques jours de résidence, puis les statues feront leurs premiers pas devant le public alésien.
Infos pratiques
Fondations, compagnie Barks, jeudi 5 novembre à 19h, à La Verrerie d’Alès, 155 rue du Faubourg de Rochebelle. Durée 55 minutes. Dès 7 ans. Gratuit sur réservation ici