« J’étais élève ici et j’aurais bien aimé y aller à Paris à cette époque. » Céline Jullien est professeure de coiffure au lycée Voltaire à Nîmes et elle se souvient du temps où elle apprenait son métier. L’enseignante sait aussi que les projets de groupe facilitent la cohésion et l’apprentissage. Alors, elle s’est lancé, avec sa classe et ses collègues, un défi : emmener ses élèves (15 filles et un garçon) au Salon Mondial Coiffure Beauté en 2027.
« J’adore ce projet, qui change du quotidien »
Mais cela représente un budget d’environ 6 000 €. Alors le groupe a créé une cagnotte en ligne, sur la plateforme de financement participatif de l'Éducation nationale. « L’idée est de faire participer le moins possible les parents. Quand on aime la coiffure, il n’y a rien de mieux que le MCB. Je voulais mettre en place cette dynamique pour qu’elles travaillent ensemble et qu’elles se soutiennent. J’adore ce projet, qui change du quotidien », s’enthousiasme Céline Jullien. L’intérêt pour les élèves en bac professionnel coiffure est de pouvoir rencontrer des grands noms de la profession, des grandes marques, mais aussi les nouvelles techniques et voir l’Équipe de France de coiffure à l’œuvre. Bref, tout ce qui n’est pas accessible à Nîmes.
« Ce voyage peut nous aider à élargir nos connaissances au niveau de la coiffure mais aussi au niveau culturel. Rencontrer des professionnels mais aussi découvrir Paris. Je ne sais pas encore ce que je vais faire après mon BAC Coiffure et peut-être que ça va m’aider. Je partage la cagnotte sur les réseaux sociaux, j’en ai parlé à ma famille. On a créé un compte Instagram dédié au projet. Je pense que l’on peut y arriver », explique Alice, qui à Saint-Geniès-de-Malgoirès, a toujours rêvé de travailler dans la coiffure. Pour la plupart des élèves, ce voyage à Paris sera le premier dans la capitale. Le séjour se veut pédagogique mais aussi culturel avec la visite de certains monuments comme la tour Eiffel.
« On est soudés et on a des grands rêves »
« Je ne suis jamais allé à Paris et ça peut être une bonne expérience. Lors des sessions clientèle, on a récolté des fonds pour le projet. Une tombola a été mise en place et on a fait chacune le tour de nos secteurs. On a vendu des tickets lors des portes ouvertes du lycée. Nous sommes une classe qui est très motivée, on est soudés et on a des grands rêves », assure Elsa, qui habite à Aigremont, près de Lédignan.
Pour encadrer ce groupe d’élèves motivées, le duo de professeures est complété par Isabelle Delauney : « Ça nous demande beaucoup d’énergie et c’est bien que nous soyons deux pour les encadrer. Les élèves seront au contact du haut de gamme et de l’artistique. C’est un projet qu’ils auront à défendre à l’oral et la note qui comptera pour l’obtention de leur examen. Il y a un suivi et une finalité. » Afin que le projet aboutisse, il faut que la somme espérée soit récoltée avant les vacances d’été 2027.