Neuf jours après les violences du 17 octobre, la colère reste vive chez les représentants du monde économique. Dans un communiqué publié ces derniers jours, l'U2P Gard, qui représente les artisans, commerçants et professionnels libéraux, condamne les dégradations et pointe surtout le manque d'information des services de l'État.
« Ça suffit ! Nos entreprises ne sont pas des cibles ! », dénonce l'organisation patronale. Dans un contexte économique déjà difficile, marqué par la hausse des charges et une consommation en berne, les entreprises de proximité ne peuvent pas supporter de nouvelles pertes.
Mais c'est surtout l'absence de prévention qui interpelle l'U2P. L'organisation affirme n'avoir reçu aucune note d'information concernant les risques de débordements lors des manifestations des 17 et 18 octobre.
« Comment demander aux entreprises d'anticiper les risques sans transmettre à leurs représentants les informations nécessaires ? », interroge l'organisation, qui réclame désormais un dispositif systématique d'alerte et de concertation.
L'U2P demande également un renforcement de la sécurité dans les centres-villes, un accompagnement rapide des entreprises victimes et des mesures de soutien à leur trésorerie.
Pour Christophe Hardy, président de l'U2P Gard, les pouvoirs publics doivent désormais prendre leurs responsabilités. « La liberté de manifester doit être respectée ; celle de travailler et d'entreprendre doit l'être tout autant. Nos entreprises ont besoin de sécurité, de stabilité et de perspectives. »
À l'approche des fêtes de fin d'année, l'organisation patronale appelle à garantir la sécurité des commerçants et de leurs salariés, dans des centres-villes déjà fragilisés économiquement.